• Animation
18 février 2021

France 4 : les masques tombent

A la suite des déclarations de Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6, appelant à la suppression de France 4 ou à sa transformation en chaîne 100 % éducative, les masques tombent.

Le grand bénéficiaire de cette opération de rétrécissement de l’audiovisuel public, qui a agi en coulisses depuis maintenant près de 2 ans, livre l’un des objectifs majeurs du projet de fermer France 4 : laisser toute la place à la chaine Gulli, filiale du groupe M6, et accroitre la valeur de la société en cours de cession par son actionnaire allemand Bertelsmann.

La SACD considère que l’avenir de l’audiovisuel public mérite définitivement mieux qu’une commande politique passée par une chaîne privée au gouvernement pour réduire le périmètre du service public et affaiblir son offre de programmes.

Alors que le rapport rendu récemment par les députés Béatrice Piron et Maxime Minot et adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale conclut à la nécessité absolue de prolonger France 4 pour maintenir le lien entre le service public et la jeunesse, la volonté de M6 de réduire l’offre jeunesse et la diffusion d’œuvres d’animation de France Télévisions passe par pertes et profit l’intérêt des enfants comme celui du service public.

Elle se fait d’ailleurs au nom d’arguments erronés car comme l’ont souligné les députés, il faut s’interroger sur « l’intérêt de perdre une chaîne pour un tel montant, qui représente 0,3 % du budget annuel de France Télévisions ».

Convaincue que l’excellence de la création française d’animation a vocation à se développer et à se renforcer sur les chaînes privées comme sur le service public, elle rappelle également que dans aucun des pays européens dans lequel opère l’actionnaire principal de M6, aucun service public ne s’est privé d’une chaîne jeunesse et n’a réduit son offre pour satisfaire les opérateurs privés, aussi puissants soient-ils.

Elle espère donc que le gouvernement décidera enfin d’écouter les nombreux psychologues et défenseurs des droits des enfants, élus locaux, députés et sénateurs, créateurs et professionnels de l’audiovisuel et du cinéma qui n’ont eu de cesse, depuis 2018, de souligner l’inanité et le danger que représenterait la fermeture de France 4.

Il est encore temps de renoncer à un tel projet qui affaiblirait le service public de l’audiovisuel et son offre à destination de la jeunesse pour mieux renforcer le bénéfice que pourraient en tirer certains actionnaires de groupes privés.

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